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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 14:14

  RATZ

Extraits de "Voici quel est notre Dieu"

 

 

Quelqu 'un qu 'il ne faut oublier en aucun cas s'appelle Jean Bernardone, \ Ils l'ont nommé Francesco, le petit Français, parce qu'il aimait bien les\ chansons françaises. Sa vocation est une histoire touchante. Peut-on dire que \ François ait sauvé l'Eglise du naufrage ?

 

Je dirais que l'Eglise n'aurait sans doute jamais totalement sombré, ; mais, dans la grande crise qu'elle traversait, ce qu'il a fait fut décisif.Nous connaissons tous ce songe du pape : il voit la basilique du Latran s'effondrer sur lui et voici qu'arrive un homme qui la soutient. Innocent III a vu en cet homme François d'Assise et l'a fait venir chez lui.Lui, le grand politicien, a reconnu que cet homme apolitique vivant l'Evangile de manière radicale était la force qui pouvait donner à l'Eglise ce que lui-même, malgré tout son savoir-faire politique, n'a pas su lui donner. L'Eglise avait besoin d'un renouveau charismatique venant de l'intérieur, une nouvelle flamme de la foi, et pas seulement du savoir-faire et dela stratégie d'une administration et d'une organisation politique. Il est important de voir quelle fut l'efficacité de cette parole du Christ « Suis moi ! », suis-moi d'une manière radicale. Que d'impulsions et de réponses sont issues de là! L'Église espère que là où elle devient une habitude et menace de sombrer surgissent par la force de l'Esprit de nouveaux départs. Des renouveaux que personne n'avait planifiés, mais qui proviennent d'hommes en état de grâce et qui mettent en valeur de manière nouvelle la fécondité de l'Évangile.

François fut l'un de ces hommes. Après une jeunesse légère et frivole, il fut saisi subitement par l'exigence radicale de l'Évangile et l'a vécue avec enthousiasme et joie. Il ne pensait pas fonder un ordre, le monachisme lui suffisait. Dans cette situation où le christianisme était recouvert par la grisaille de l'égoïsme quotidien comme d'une chape de plomb, il voulait simplement annoncer l'Évangile et rassembler le peuple pour le Seigneur. Il ne voulait annoncer que le pur évangile, le sermon sur la

montagne, qui remue les hommes et les mobilise intérieurement et extérieurement pour le Christ.

Delà est né, presque contre son gré, ce mouvement qui, finalement, plutôt contre sa volonté, a pris la forme juridique d'un ordre. Le pape avait reconnu avec justesse que cette nouvelle présence de l'Évangile que visait François avait besoin d'outils, et qu'il fallait donc donner à ce mou­vement une constitution juridique. C'est finalement là le drame intérieur immanent de l'ordre franciscain : le désir d'une vie évangélique radicale qui fait éclater les structures institutionnelles et qui aspire à plus de liberté et plus de pauvreté, qui doit pouvoir être compatible avec la nécessité de trouver des formes qui permettent sa réalisation dans le cadre d'une com­munauté humaine normale. Mais c'est justement cette flamme intérieure, tendant à dépasser ce qui est purement institutionnel, qui a permis à l'ordre de prendre conscience de sa fonction permanente dans l'Eglise.

C'est en vérité l'Église elle-même qui vit ce dilemme : que nous devrions tous quitter plus radicalement les compromis de nos vies. Mais s'il nous faut vivre ces compromis dans le monde tel qu'il est, il faudrait du moins porter en nous l'aiguillon de cette inquiétude, et ouvrir notre vie et celle du monde à toute la grandeur de l'Evangile.

 

François ne voulut jamais devenir prêtre. Pourquoi?

 

C'était un homme très humble. Ce terme prend chez lui son sens étymologique. Il voulait être de ceux qui sont petits devant Dieu, ceux à qui il est dit par le Seigneur que l'Évangile leur est particulièrement révélé. Dans la structure corporative de son temps, le sacerdoce était apprécié dans le monde des privilégiés, et François, dans la consciente simplicité de volonté de servir, n'a pas souhaité y accéder. Il voulait rester un simple homme évangélique, le chantre et le héraut de Dieu. D'après la tradition il était toutefois diacre, celui qui, dans la liturgie, proclame l'Évangile. Il voulait être évangéliste. Le diaconat, ce sacrement du ser­vice, lui paraissait être la forme adaptée à sa vie.

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Published by Fraternité Franciscaine Séculière - dans Formation
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commentaires

Richard 26/04/2012 15:52

Merci pour déniché cet article, je vais le reproduire sur notre site.

Paix et Joie
Richard

Fraternité Franciscaine Séculière 14/09/2012 22:52



Paix et joie à vous tous aussi



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