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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 12:57

La fraternité « frère Pacifique des étoiles » a 20 ans.

 

 

 

Aux alentours de la fête de st François, il y a vingt ans, l'Esprit Saint a soufflé dans le village de st Michel l'observatoire. Les soeurs franciscaines missionnaires de Marie, en charge de la paroisse, encouragent la mise en route d'un petit groupe de fidèles subjugués par l'aventure spirituelle de ce François, troubadour de l'Evangile, au point de désirer lui emboîter le pas, se risquer à l'exigence de sa démarche. Un éveil, un

engouement pour sa ferveur de l'Evangile, sa simplicité, son humilité.

Dès lors, des rencontres fraternelles se mettent en place, permettant d'approfondir la Parole de Dieu et les textes sur la vie de st François, avec l'accompagnement des soeurs.

Par la suite, un petit groupe de réflexion se met en marche aussi à Riez, suivi par les soeurs Clarisses.

Il était alors bienvenu de faire une récollection. Encore un clin d'oeil de l'Esprit Saint !

Une fraternité est donc érigée et c'est le choix du nom : frère Pacifique ou chemin d'étoiles ? Le père Gottlieb, inspiré, propose : « frère Pacifique des étoiles » c'est l'unanimité, Pace e Bene !

Désormais, c'est à Riez que la fraternité tient ses rencontres sous la conduite de soeur Nicole Guilbaud.

Un Dimanche par mois, à l'heure de l'Eucharistie, dans la chapelle saint Maxime, arrivent des quatre coins du 04 et même du 05, ces femmes, ces hommes, avec un air de famille, soucieux les uns des autres, joyeux, priants, prêts à s'épauler sur ce chemin ardu vers le Christ.

La soif de vivre l'Evangile grandit, l'esprit fraternel se renforce.

Il m'a même semblé entendre...Voyez comme il s'aiment !

 

 

Yolande.

 

Fraternité franciscaine séculière diocèse de Digne.

 

 

Marie-Th00

 

 

Fraternité Frère Pacifique des Etoiles

 

Quarante ans d’engagement en spiritualité franciscaine

 

Nous sommes nés tous les deux dans les Ardennes et nous nous rencontrons en 1952.

 

Bernadette a 16 ans et demi et Robert 18 ans.

 

Robert fait son service militaire d’octobre 1955 à décembre 1957.

 

Nous nous marions le 18 janvier 1958 à Donchery dans les Ardennes.

 

En 1963 nous attendons un heureux événement qui malheureusement n’aboutit pas.

 

Nous quittons les Ardennes à la fin de 1967 pour prendre la gérance d’un magasin

 

d’alimentation à Rosny sous Bois. Tout va bien d’autant que nous allons

 

fréquemment revoir notre famille et nos amis.

 

Mais en 1969, une envie de soleil nous motive à nous installer à Marseille.

 

Robert reprend alors la « planche à dessin » et Bernadette la « machine à écrire ».

 

En 1971, à une sortie de la messe, le responsable de la fraternité séculière de Marseille,

 

Lucien Prunet, nous parle de Saint François et nous invite à participer à une réunion

 

franciscaine à Saint Julien où nous habitons depuis peu. C’est la première d’une longue

 

série qui va suivre. C’est le père Max Planque capucin qui est notre assistant de

 

fraternité. Nous sommes fidèles aux réunions ; nous nous documentons,

 

nous lisons la vie de Saint François.Nous participons aux récollections trimestrielles

 

souvent animées par le père Jean Jouve, franciscain. Nous sommes accompagnés dans

 

 

notre formation par Raymonde et Etienne Fontcouberte, réels témoins de Saint

 

François dans leur existence quotidienne.

 

Le 4 octobre 1973 jour de la Saint François après une formation intensive d’une année

 

à raison d’une rencontre hebdomadaire, (un véritable « noviciat ») nous faisons notre

 

engagement sans bien savoir où il va nous mener mais désireux d’emprunter les pas de

 

François en suivant l’exemple des plus anciens membres en fraternité.

 

Un pèlerinage en Italie de deux semaines est organisé en 1975 avec le père Jean

 

Jouve : nous voyons le Pape à Rome, nous visitons Florence et arrivons à Assise chez

 

les Colettines.

 

Nous allons sur les lieux et traces de Saint François.

 

La formation se prolonge au cours du pèlerinage : chaque soir, après la journée de

 

visite des ermitages, le père Jouve nous questionne sur ce qui a attiré notre attention

 

pendant la journée avec toujours son idée derrière la tête ! Nous imprimons tout, tout

 

nous plaît, nous sommes jeunes ! Le pèlerinage nous confirme dans notre engagement.

 

Au retour, cette relation étroite et fraternelle se poursuit : nous dînons tous les huit

 

jours, au boulevard Chave, avec Jean, après le travail l’éducation franciscaine se

 

peaufine dans la perspective des prochaines élections régionales où nous devenons

 

 

responsables régionaux pour quatre ans après le mandat de Denise et Rémi Defontaine.

 

Notre expérience de formation auprès de Jean Jouve reste en permanence dans notre

 

mémoire ; il nous arrive fréquemment de nous remémorer certaines de ces remarques ;

 

par exemple : « On ne se nourrit pas de ce que l’on mange mais de ce que l’on

 

digère ».

 

Les 5 et 6 juin 1976, nous organisons une grande fête franciscaine au domaine de la

 

Castille à côté de Toulon qui réunit plus de cent personnes. A cette époque la région

 

compte six cents membres. Dans une lettre après la fête, Paulette de Monaco nous

   

écrit : « Faire la fête nous n’en avons pas l’habitude, ou alors nous la faisons mal car

 

nous avons oublié le sens de la gratuité » car ce jour là l’organisation est prévue pour

 

que goûters, gâteaux, boissons soient gratuits. Temps de prière à la chapelle, jeux…

 

etc. Robert filme en super 8 de l’époque tous ces moments heureux. Pardonnez nous si

 

nous manquons d’humilité en mentionnant toutes ces lettres si gentilles de

 

remerciements, venues des quatre coins de la région y compris de Corse nous faire part

 

des moments fraternels vécus dans ce week end tous ensemble. C’est au cours de cette

 

fête que nous faisons la connaissance de Jeanine et Claude Olivaux qui viennent de

 

s’installer à Lorgues. Ils prennent notre relève au service de la région, quatre ans plus

 

tard.

 

En 1977 nous partons faire un voyage au Maroc où nous rencontrons le Père Antoine,

 

normand d’origine mais qui connaissait bien les pères du Boulevard Chave de

 

Marseille ; nous sommes d’emblée embauchés pour les lectures de la messe. Il nous o

 

organise des visites avec les responsables franciscains du Maroc ; nous nous sentons 

 

aussitôt en famille franciscaine par leur accueil.

 

Notre parcours franciscain se poursuit : pendant un an nous participons et travaillons

 

au Bureau National avec des frères et sœurs venus pour le week end à Paris (à Orsay

 

précisément) des quatre coins de France, sachant que nous reprenons le travail le lundi

 

et que le TGV n’existe pas encore…

 

Chacun ne manque pas d’apporter sa spécialité locale (Calissons d’Aix, Bêtises de

 

Cambrai, Bergamotes de Nancy) pour des dégustations partagées. Que de bons

 

souvenirs !

 

D’autres services sont enchaînés cette fois sur Marseille : responsables diocésains,

 

responsables de notre fraternité de Saint Julien, ou encore trésorière. En parallèle nous

 

formons une petite équipe pour les jeunes de Marseille dont fait notamment partie

 

Rosemarie. C’est le père Hubert Delesty, capucin qui oriente le groupe. Un voyage est

 

organisé avec un mini bus prêté par les sœurs du Cabot afin que le groupe puisse

 

demeurer uni pendant le trajet et les chauffeurs se relayer, toujours dans une

 

perspective de vie fraternelle.

 

Entre temps arrive le temps de la retraite : en 1995 pour Robert et en mai 1996, pour

 

Bernadette après des vies professionnelles bien remplies.

 

Nous nous installons à Volonne (à 12 km de Sisteron), François toujours présent dans

 

notre vie. Nous découvrons une équipe franciscaine formidable à Saint Michel de

 

l’Observatoire chez les Sœurs franciscaines missionnaires de Marie (les F.M.M) où les

 

réunions ont lieu jusqu’à leur départ de la région. Les réunions se déroulent alors à tour

 

de rôle chez un membre de la fraternité jusqu’à ce que l’accueil soit possible chez les

 

sœurs clarisses de Riez où nous nous réunissons depuis mensuellement. C’est là que

 

nous retrouvons Jeanine et Claude Olivaux.

 

Le dimanche 13 janvier 2008 nous fêtons en fraternité à Saint Maxime nos noces d’or :

 

après un partage eucharistique rempli d’action de grâce, nous avons un repas festif et

 

remplie de bonne humeur.

 

La fête ne s’arrête pas là : le dimanche suivant nous recommençons avec la famille, les

  

amis de jeunesse, et le dimanche suivant avec ceux de la chorale ! Dieu nous comble

 

par les gens formidables qu’il place sur notre route.

 

Aujourd’hui, « étant donné notre jeunesse », notre participation n’est pas toujours aussi

 

régulière qu’auparavant mais portés par la prière de nos frères et sœurs nous la

 

reprenons fidèlement dès que possible. Le service de trésorière de Bernadette nous

 

garde en forme.

 

Nous soulignons combien les enseignements reçus de nos assistants du premier ordre,

 

des autres membres de la Fraternité, les nombreuses lectures de la vie de Saint

 

François nous ont motivés et soutenus pour comprendre et développer l’amour

 

fraternel entre nous. C’est vrai qu’il s’agit d’un choix de vie exigeant, pas toujours

 

facile à concrétiser. François aussi a rencontré des difficultés ; il est pour nous alors un

 

exemple de détermination de fidélité dans sa foi, de persévérance dans l’épreuve qui

 

nous encourage à poursuivre notre engagement depuis quarante ans. Nous continuons

 

donc de témoigner autant que possible de cet amour fraternel des uns pour les autres si

 

nécessaire et souhaitable pour notre monde d’aujourd’hui. Tout comme au temps de

 

François nous essayons bien modestement de le diffuser autour de nous.

   

Robert et Bernadette Jolly de Munsthal

 

Tous les deux, nous sommes de familles nombreuses, très chrétiennes et franciscaines.

Pendant la guerre, participant à des groupes de jeunes franciscains, l’idéal de François d’Assise nous a incité à nous engager dans ce qui était alors le « Tiers Ordre », Claude en 1941 à 16 ans et Jeanine en 1942, elle aussi à 16 ans.

Les groupes dont nous faisions partie nous ont permis de nous rencontrer et en 1946 nous nous sommes mariés.

Un groupe de jeunes foyers a été fondé ce qui n’existait pas à l’époque.

Nous avons eu cinq enfants dont deux ont été rappelés très jeunes par le Seigneur. Notre fraternité nous a été d’un grand secours ; c’était une grande famille avec entraide sous toutes ses formes. Nous avions deux soirées de fraternité par mois ainsi que récollections et vacances familiales.

Notre franciscanisme nous a poussé à de nombreux engagements et responsabilités : adoption d’un jeune prêtre coréen ; permanence et comptabilité dans un foyer pour sans abris ; au plan professionnel pour Claude, responsabilité du syndicat des Opticiens de l’Ouest et vice président national ; en tant que commerçants nous avons suivi une formation avec « psy » et voyage d’études aux Etats Unis ; participation à une équipe de l’Action Chrétienne des Milieux Indépendants.

Arrivés à la cinquantaine, fatigués, enfants mariés, nous avons changé l’orientation de notre vie vers plus de « détachement ».

Quittant Nantes, nos parents, nos amis nous arrivons dans le midi pour retrouver avec le soleil, la santé et la joie de vivre.

Retrouvant aussi des fraternités nous nous engageons comme responsables régionaux, mais aussi dans notre village avec le soutien scolaire, la comptabilité pour une maison pour handicapés, l’enseignement du dessin aux enfants après avoir suivi une formation, et surtout large accueil dans notre grande maison.

A soixante quinze ans nous éprouvons la nécessité de restreindre nos activités… Dans le village une petite maison nous permet d’en conserver quelques unes : accompagnement de personnes âgées après s’être formés avec une « psy » ; étude biblique ; formation à l’art et à la musique. Et surtout la joie de retrouver une fraternité accueillante et dynamique « Frère Pacifique des étoiles » chez nos petites sœurs de Riez.

Maintenant dans cette dernière étape, nous prenons le temps de nous arrêter, d’échanger, de développer notre faculté d’émerveillement et « De Rendre Grâce ».

 

Claude et Jeanine OLIVAUX

 

Marie-Th01

 MarieTh03

 

 

                                                       Engagement de Marie-Thérèse et anniversaires lors de la saint François à Riez.


MarieTh05

Les frères et sœurs sont au rendez-vous ce jour d’ octobre dernier à Saint Maxime chez nos sœurs clarisses. Le ciel est clair et bien qu’un petit nuage s’alanguisse au nord-ouest, rien ne peut gâter cette journée de fête au cours de laquelle Marie-Thérèse prononce sa promesse de vie évangélique.

Sont venus se joindre à notre fraternité tout spécialement pour l'occasion, Jean- Baptiste, prêtre diocésain des Hautes-Alpes, Anne-Marie de Marseille, Marie-France et Pierre-Marie d'Apt, de la famille franciscaine.

Le rituel a lieu pendant la célébration eucharistique. Frère Joël accueille Marie-Thérèse et nous invite à rendre grâce pour le don qui lui est fait d’être appelée à vivre de l’Esprit des béatitudes. Après l’homélie, sœur Nicolle, accompagnatrice spirituelle, invite Marie-Thérèse à exprimer sa promesse de vie évangélique. En réponse, Frédérique, responsable de la fraternité, reconnaît son engagement et frère Joël le confirme au nom de l’Eglise. Puis c’est la remise du Tau par Bernadette et Robert dont ce même jour est le 40ème anniversaire de leur engagement. Nous rendons également grâce pour les 70 ans d’engagement de Jeanine Olivaux qui n’a pu être présente ce jour là. Ces anniversaires entourent et fortifient la démarche de Marie-Thérèse. Leur témoignage de fidélité corrobore la pérennité de la fraternité Frère Pacifique des étoiles qui fête également ses 20 années d’existence.

 

 

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Published by Fraternité Franciscaine Séculière - dans PACA
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