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25 décembre 2008 4 25 /12 /décembre /2008 21:14



Église de la Sainte-Trinité Sainte Nuit de Noël – 24 Décembre 2008

« Ne craignez pas, je viens vous annoncer une bonne nouvelle »

Une bonne nouvelle, cela fait toujours plaisir. D’autant plus qu’elle est accompagnée d’une naissance et d’un chant qui remplit la terre et le ciel. Noël, c’était une bonne nouvelle pour les bergers, il y a 2000 ans. Noël, est-ce encore une bonne nouvelle pour nous aujourd’hui ?

Noël, un Sauveur nous est né. C’est le premier aspect de la Bonne Nouvelle. Pour reprendre les termes d’Isaïe une lumière s’est levée sur ceux qui marchaient dans les ténèbres. A toute époque, les hommes et les femmes, dont nous sommes, sont confrontés aux soucis et aux incompréhensions de la vie : le mal existe, la maladie aussi ; des difficultés viennent parfois rendre délicats ou compromettre des chemins relationnels pourtant basés sur l’amour ; et puis la mort qui est là, arrivant dans la vieillesse ou de façon tragique et inattendue, frappant des personnes de tous âges.


Devant cela, nous nous révoltons parfois et  questionnons Dieu : où es-tu et que fais-tu ? Alors nous sommes parfois tentés de nous détourner de Lui ou de penser que si on était à sa place, on ferait autrement ! La Bonne

nouvelle de Noël, c’est que c’est Dieu lui-même qui vient à la rencontre des hommes et des femmes. C’est la lumière qui vient vers ceux qui marchent péniblement dans le noir. Ce n’est pas l’homme qui va vers Dieu, c’est Dieu qui vient vers l’homme pour le sauver, c’est à dire pour lui apporter la vie, le pardon, l’espérance. Tout cela par amour, parce que Dieu nous aime. Dieu n’a jamais voulu, ni le mal, ni la souffrance, ni la mort. Il est Amour et Vie.

Il vient nous rejoindre dans notre vie humaine en prenant lui-même notre condition humaine.

La 1e Bonne nouvelle, c’est que dans la naissance de Jésus, Dieu vient partager la vie des hommes. Il vient vivre avec nous.
« Voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire ». C’est le deuxième aspect de la Bonne nouvelle qui nous est signifié par l’Ange. On aurait pu s’attendre à plus d’apparat ! Mais non !  Quand Dieu vient rejoindre la vie des hommes, il ne prend pas des moyens grandioses : il prend des moyens simples et pauvres. Naître comme tout le monde et ceci sans grand logement : une grotte qui devait servir d’étable ! Ceci est tout à fait inattendu. Le Sauveur apparaît de façon très humble, comme Marie sa mère, et il le restera. Souvent il sera questionné et même contesté sur ces moyens modestes. Jésus restera humble et pauvre. Dans la crèche, nous aimons regarder l ‘humilité de Jésus. Il faut vraiment aimer les hommes pour venir vivre de façon humble parmi eux. Ce n’est pas une lumière qui aveugle ou qui fait fermer les yeux ! Non, la lumière qu’est Jésus épouse d’abord notre nuit, nos ténèbres pour les éclairer, non pas de façon artificielle de l’extérieur, mais de façon réelle de l’intérieur. La naissance de Jésus s’apparente plus au petit lumignon dont la flamme vacille mais qui réchauffe le cœur de l’homme plutôt qu’au spot qui fatigue celui qui le regarde. Si le premier aspect de la Bonne nouvelle, c’est que Dieu vient partager la vie des hommes, le deuxième aspect, c’est

qu’il le fait de façon humble et pauvre. Lui-même connaîtra la souffrance, l’incompréhension et la mort. Jésus ne fait pas semblant d’être homme.

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux et Paix aux hommes qu’il aime ». Le troisième aspect de la Bonne nouvelle nous est donné par un chant. Pas n’importe quel chant et pas n’importe quelle chorale. Imaginez, le ciel s’est vidé et une troupe céleste innombrable est venue chanter . Qu’est-ce que cela veut dire ? Eh bien, qu’il y a un lien entre la gloire de Dieu et la vie des hommes à travers l’événement de Noël. Dieu révèle qui il est : il aime les hommes, il leur apporte la paix en leur donnant son fils Jésus le Christ. Dieu a tellement aimé le monde qu’il nous a donné son Fils. Saint Irénée disait que la gloire de Dieu c’est l’homme vivant. Dieu veut que l’homme vive. Et la naissance, l’incarnation de Jésus, nous dit que l’histoire humaine vaut la peine d’être vécue. Le chemin de l’homme et le chemin de Dieu se confondent et ne s’opposent pas. Saint Irénée continue en disant que la vie de

l’homme c’est la vision de Dieu. Être vivant c’est accueillir Dieu qui vient, en son fils Jésus, nous révéler son visage de Père. Quand nous contemplons Jésus dans la crèche, nous contemplons le visage de Dieu. Il en est de même sur la croix. Il y a un lien entre la crèche et la croix. Jésus qui naît, Jésus qui meurt ; comme nous, nous naissons et nous mourrons. Mais la mort n’est pas le dernier mot puisque par la Résurrection, Jésus est vainqueur de la mort, non pas en y échappant mais en la traversant. Cela donne sens à notre vie puisque la mort devient aussi pour nous un lieu de passage, une nouvelle naissance.

Voilà cette bonne nouvelle : Un Sauveur nous est né ! Un Sauveur qui vient pour faire de chaque vie humaine un chemin de vie ! Avec Marie, avec les bergers, avec tous les personnages de la crèche, regardons Jésus le Fils de Dieu. Avec l’Église, avec tous les hommes et femmes de bonne volonté, regardons Jésus, il vient dans cette eucharistie, toujours de façon humble, nous apporter le pain de la vie.
Fr. Jean Paul

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