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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 07:49










1. Un homme étend son manteau devant le jeune François

















Encore jeune homme, François étonnait par le charme de sa personne. Sa courtoisie, sa libéralité et son entrain lui attiraient toutes les sympathies. Sa nature privilégiée laissait prévoir un destin hors du commun. Un homme d'Assise, un simple d'esprit, dit-on, mais éclairé par Dieu, ne manquait pas, quand il rencontrait François en ville, d'ôter son manteau et de l'étendre sous les pieds du jeune homme, affirmant qu'il serait un jour digne du plus grand respect, qu'il accomplirait bientôt de grandes choses et mériterait ainsi la vénération de tous. [LM 1/1]












2. François donne son manteau à un chevalier pauvre















Avant sa conversion à l'Évangile, le jeune François aimait parcourir à cheval la campagne d'Assise. Fils d'un riche marchand drapier, il était toujours vêtu élégamment et faisait dans son coeur des rêves de gloire. Un jour il rencontra sur sa route un chevalier noble de naissance mais pauvre : l'homme, sans monture, mal vêtu, cachait
mal sa honte devant ce jeune bourgeois aux allures de seigneur. Pris de compassion, François saute aussitôt à bas de son cheval, va vers lui et lui offre son riche manteau. [2 C 5 ; LM 1/2] « Les sentiments tout naturels de son coeur, note son premier biographe, suffisaient déjà à le rendre fraternel pour toute créature. Rien d'étonnant que, dans l'amour du Christ, il soit devenu davantage le frère de tous les hommes ». [2 C 172]












3. La vision du palais












La nuit qui suivit son geste en faveur du chevalier pauvre, François eut un songe. Il vit, dans son sommeil, un merveilleux palais dont les salles resplendissaient de l'éclat de toutes sortes d'armes. Émerveillé, François se demandait à qui toutes ces armes étaient destinées. Une voix lui dit « A toi et à tes chevaliers ». Ne sachant encore pénétrer les mystères de Dieu et voir dans les choses visibles les signes de la réalité invisible, François se réveilla, persuadé que cette vision lui annonçait un avenir de gloire militaire. 12 C 6 ; LM 1/3]













4. François devant le crucifix de Saint-Damien











Tournant le dos à sa vie mondaine, le jeune François se retirait volontiers dans la solitude pour prier. Un jour, il entra dans la petite église Saint-Damien, une église abandonnée, presque en ruine, de la campagne d'Assise. Il se mit à prier devant le crucifix : « Dieu très haut et glorieux, viens éclairer les ténèbres de mon coeur ; donne-moi une foi droite, une espérance solide et une parfaite charité ; donne-moi de sentir et de connaître, afin que je
puisse l'accomplir, ta volonté sainte qui ne saurait m'égarer ». Et voici qu'une voix, venant du crucifix, l'interpelle : « François, va et répare ma maison qui tombe en ruine ». Stupéfait, tremblant, ne sachant que répondre, mais résolu, il se mit en devoir de réparer la chapelle en ruine. Plus tard, l'Esprit lui fit comprendre qu'il ne s'agissait pas de réparer une bâtisse de pierre, mais l'Église vivante du Christ. [2 C 10 ; LM 2/1]














5. Assigné par son père devant l’évêque, François se dépouille
de tout











Pietro Bernardone, le riche marchand drapier, avait mis son orgueil et ses espérances dans son fils François. Quelle ne fut pas sa déconvenue quand ce dernier décida de vivre dans la compagnie des plus pauvres et même des lépreux ! Le père en était humilié, irrité. Un jour, il apprend que son fils a vendu une pièce de drap pour payer la restauration d'une chapelle abandonnée ; il entre alors dans une colère bleue. Il exige la restitution de son argent et cite son fils au tribunal de l'évêque en vue de le déshériter. Devant l'évêque, François non seulement rend l'argent, mais il se dépouille de ses vêtements. Et tandis que le prélat le couvre de son manteau, il déclare : « Pietro Bernardone n'est plus mon père... Désormais, c'est en toute liberté que je pourrai dire : Notre Père qui es aux cieux ! » C'était le cri d'une nouvelle naissance. [1  C 14-15 ; 2 C 12 ; LM 2/4]










6. Le songe d’Innocent III














Peu avant l'arrivée, à Rome, de François et de ses premiers frères, le pape Innocent III vit en songe l'église Saint-Jean-de-Latran pencher dangereusement, quand un religieux, d'allure chétive, s'approcha de l'édifice et, d'un coup d'épaule, le retint et le redressa. Le pape se réveilla, fortement impressionné. Ce rêve traduisait bien son angoisse devant la situation de l'Église qui était, à l'époque, ravagée par de multiples sectes ou hérésies. Mais qui donc était ce religieux inconnu, capable de redresser la situation ? Or voici que, quelques jours plus tard, François vint soumettre au pape son projet de vie évangélique. Innocent III ne put s'empêcher de faire la relation avec ce qu'il
avait vu en songe. « Voilà, se dit-il, le religieux par qui l'Église de Dieu sera relevée ». [2 C 17 ; LM 3/10]













7. Le pape Innocent III approuve la règle de François












« Après que le Seigneur m'eut donné des frères, écrit François dans son Testament, personne ne me montra ce que je devais faire. Mais le Très-Haut lui-même me révéla que je devais vivre selon le saint Évangile. Alors je fis rédiger un texte en peu de mots bien simples et le seigneur pape me l'approuva ». Sur cette fresque, nous voyons François avec les premiers frères devant le pape Innocent III. Son projet de vie suscita quelques inquiétudes chez les conseillers du pape. Ils le trouvèrent trop radical. Mais le cardinal jean de Saint-Paul fit remarquer que cette
règle ne faisait que reprendre certaines paroles de l'Évangile. Le pape, qui voyait les mouvements évangéliques se multiplier en dehors de l'Église, pensa qu'il était urgent d'ouvrir dans l'Église des voies nouvelles. Et il approuva le projet évangélique de François. [1 C 32-33]












8. Le char de feu












Une nuit, François était absent et la petite communauté des frères, encore à ses débuts, était laissée à elle-même. Or, vers minuit - certains frères dormaient, les autres priaient - un char de feu d'une merveilleuse splendeur, surmonté d'un globe resplendissant comme un soleil, entra dans la chaumière des frères par la petite
porte et fit trois fois le tour de la pièce. Stupeur des frères qui veillaient, réveil terrifié de ceux qui dormaient. Tous se
demandaient quel était ce prodige. Mais, éclairés par cette lumière qui atteignait leurs coeurs, ils comprirent que c'était l'âme de leur père qui resplendissait d'un éclat l'éclat de l'âme qui, dans sa traversée nocturne, accepte de passer par la petite porte. [1 C 47 ; LM 4/4]













9. La vision des trônes célestes













Le frère Pacifique accompagnait François en voyage. Ils entrèrent tous deux dans une église déserte. François se prosterna au pied de l'autel. Pacifique, un peu en retrait, se mit à prier lui aussi. Ravi en extase, il vit dans le ciel une série de sièges et, à la place d'honneur, un trône rehaussé de pierres précieuses étincelantes. Ébloui, il se demandait à qui était destiné ce trône de gloire. Une voix lui dit : « C'était le trône de Lucifer, le prince des anges
déchus. Il est maintenant réservé à l'humble François. Sache que cet homme très humble sera élevé, à cause de son humilité, jusqu'au trône jadis perdu par orgueil ». Frère Pacifique, troubadour et « roi des vers » avant son entrée dans l'ordre, se souvenait-il du siège périlleux, réservé à Galaad, le chevalier au coeur pur, dans la Quête du Saint-Graal ? [2 C 123 ; LM 6/6]













10. François chasse les démons de la ville d’Arezzo














Un jour, passant par Arezzo, François trouva la ville en état d'émeute. Comme il logeait dans le faubourg, hors des remparts, il vit des démons qui dansaient une folle sarabande au-dessus de la ville et poussaient les habitants à s'entre-déchirer. Il appela frère Sylvestre et lui dit : « Va devant les portes de la ville et ordonne aux démons, de la part du Dieu puissant, de s'enfuir au plus tôt ». Le frère alla crier à tue-tête devant la porte ce que François lui
avait dit. Aussitôt les démons de la discorde prirent la fuite. Et la ville retrouva la paix en peu de temps. [1 C 108]












11. François devant le sultan















Au cours de la cinquième croisade, François se rendit au Proche-Orient. Il voulait rencontrer le sultan pour lui annoncer l'Évangile. Dans le secret de son coeur, il désirait le martyre. Arrêté par une patrouille musulmane, il échappa de peu à la mort. Il demanda à être conduit en présence du sultan. Celui-ci le reçut avec beaucoup
de courtoisie et l'écouta avec plaisir. Il l'invita même à, prolonger son séjour. On raconte que François, dans son désir de convertir le sultan à la foi chrétienne, lui proposa d'allumer un grand brasier. « J'entrerai dans les flammes avec tes théologiens, dit-il, et tu pourras juger quelle est la plus sainte des deux croyances ». Le sultan lui aurait
répondu : «Je doute que mes théologiens veuillent, pour leur foi, subir l'épreuve du feu ». On les voit ici s'éloigner du brasier. [1 C 57 ; LM 9/8]















12. L’extase de Saint François













Souvent sur les routes de l'Italie, François n'en était pas moins un homme de prière. Sa contemplation était telle qu'il devenait étranger à tout ce qui se passait autour de lui. La joie de l'Esprit fondait sur lui. Et l'immense douceur de Dieu pénétrait tout son être. Des frères qui l'épiaient filialement le surprirent, un jour, en prière, les bras en croix, soulevé de terre et rayonnant de la lumière qui habitait son âme. [LM 10/4] François disait à ses frères « Vous devez désirer par-dessus tout avoir l'Esprit du Seigneur et le laisser agir en vous ».
















13. François célèbre Noël à Greccio














Noël 1223. Dans le coeur du Petit Pauvre avait jailli une idée neuve et merveilleuse, comme seuls les poètes en ont parfois : «Je veux évoquer le souvenir de l'Enfant qui naquit à Bethléem, dit François à ses frères, je veux le voir, de mes yeux de chair, tel qu'il était, couché dans une mangeoire et dormant sur le foin, entre un boeuf et un âne ».
François confia son projet à son ami le seigneur Jean. Celui-ci choisit une grotte près de Greccio. Une mangeoire garnie de foin y fut installée. On y amena un âne et un boeuf. La nuit de Noël, les villageois vinrent nombreux à la grotte. François, en qualité de diacre, chanta l'Évangile. La messe fut célébrée sur la mangeoire comme autel. Un témoin raconte qu'il vit, couché dans la mangeoire, un petit enfant immobile que l'approche du saint parut
éveiller. En cette nuit de Noël, à Greccio, la chrétienté avait retrouvé des yeux d'enfant. [1 C 84, 85, 86 ; LM 10/7]















14. Le miracle de la source















François, trop faible pour faire la route à pied, montait à l'Alverne à dos d'âne. Le paysan qui avait mis la bête à sa disposition l'accompagnait. On était au mois d'août. La chaleur était grande, et l'ascension de la montagne pénible. À mi-chemin, le paysan se mit à gémir : « je n'en peux plus, je meurs de soif ». Pris de compassion, François descendit de l'âne, s'agenouilla et pria. Puis s'adressant au paysan, il lui dit : « Cours vers cette roche. Le
Seigneur vient d'en faire jaillir une source d'eau vive ». Le paysan se précipita vers l'endroit indiqué. Et à la vue de l'eau jaillissante, il se plaqua au sol pour en boire avidement. [2 C 46 ; LM 7/12 ; Première Considération sur les Stigmates] On remarquera sur cette fresque le double mouvement qui compose la spiritualité franciscaine : l'élan vers le Très-Haut (François en prière, épousant l'élévation de la montagne) et la communion à la création (le paysan plaqué au sol et buvant à la source).
















15. La prédication aux oiseaux













Un jour qu'il approchait de Bevagna, François vit dans un champ toutes sortes d'oiseaux rassemblés par bandes entières. Aussitôt il courut vers eux. Loin de s'envoler, les oiseaux l'attendaient. Il leur adressa son salut habituel : « Que le Seigneur vous donne la paix ! » Puis il leur dit :  « Mes frères les oiseaux, vous avez bien sujet de louer votre
Créateur et de l'aimer. Il vous a donné des ailes. À vous, l'espace, le ciel et la liberté. Vous n'avez ni à semer ni à moissonner. Tout vous est donné. » Et tandis qu'il leur parlait, les oiseaux exprimaient leur joie : ils
allongeaient le cou, battaient des ailes, ouvraient le bec... Et lui   allait et venait au milieu d'eux, les frôlant de sa tunique. Puis il les  bénit et les invita à s'envoler. [1 C 58]















16. La mort du chevalier de Celano














Venu à Celano pour y prêcher, François fut invité à dîner par un chevalier qui le vénérait. Mais avant de se mettre à table, il tira à part son hôte et lui dit : « Frère, fais vite ce que je vais te dire. Car ce n'est pas ici, c'est ailleurs que tu vas dîner : confesse tes pêchés avec contrition. Le Seigneur, en effet, aujourd'hui même, va te récompenser de ta générosité ». Le chevalier s'empressa de confesser tous ses pêchés au frère qui accompagnait François. On
passa alors à table, quand tout à coup le chevalier s'effondra, frappé d'une mort subite. [LM 11/4 ; 3 C 41














17. La prédication devant le pape Honorius













Appelé à Rome pour les affaires de l'ordre, François fit part à son ami et protecteur, le cardinal Ugolin, de son désir de parler au pape et aux cardinaux. Admis en présence du chef de l’Église et des cardinaux, François reçut la bénédiction et la permission de parler. Alors, rempli de la ferveur de l'Esprit, il laissa parler son coeur. Tout en parlant, il  allait et venait, dansant presque, non pas comme un saltimbanque, mais comme un homme ivre de Dieu. Loin de provoquer les sourires - ce que redoutait son ami le cardinal Ugolin - il fit couler les larmes. Tous étaient très émus et saisis d'admiration. [1 C 74]














18. L’apparition au chapitre d’Arles











Les frères de la Province de Provence étaient réunis en chapitre à Arles. Or, tandis qu'ils écoutaient attentivement le frère Antoine qui leur faisait un exposé sur le titre de la Croix Jésus de Nazareth, roi des juifs, voici que l'un des frères, nommé Monaldo, tournant le regard vers la porte, vit apparaître saint François, en personne, élevé de terre, ouvrant les bras comme pour bénir l'assemblée des frères. [1 C 48 3]














19. Saint François reçoit les stigmates













Au mois d'août 1224, deux ans avant sa mort, François s'était retiré sur la montagne de l'Alverne. La pensée de la Passion du Seigneur ne le quittait plus. Un matin, alors qu'il priait sur le versant de la montagne, il vit descendre du ciel un être ailé, un être de feu et de lumière : un séraphin aux six ailes resplendissantes, comme dans la vision du prophète Ézéchiel. Mais cet être glorieux était aussi un homme crucifié. Ses mains et ses pieds étaient transpercés. François contemplait ce spectacle, à la fois émerveillé par la beauté du séraphin et atterré par ses souffrances. Et soudain la vision fondit sur lui comme un oiseau de proie, transperçant ses mains, ses pieds et son côté. Il était marqué désormais du sceau de la croix glorieuse. [1 C 94 ; LM 13]













20. La mort de Saint François











Le 3 octobre 1226 au soir, François vivait ses dernières heures. Il se fit apporter le livre des Évangiles et demanda qu'on lui lût le passage de saint Jean : «Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde à son Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'à la fin... » Un 13/11. Puis il récita, comme il put, le psaume 141 : « Ma voix crie vers Yahvé, je suis à bout de forces... Tire-moi de la prison ». Enfin, « l'heure vint, écrit Thomas de Celano, où tous les mystères du Christ s'étant réalisés en lui, son âme s'envola dans la joie de Dieu ». François n'avait pas encore 45 ans. La nouvelle de sa mort  se répandit très vite, soulevant un grand émoi dans la cité d'Assise. Les frères accoururent, bouleversés. L'homme fraternel s'en était allé. Qui désormais serait assez pauvre pour être le frère de tous ? [1 C 110 ; LM 14/5-6]















21. L’apparition à frère Augustin et à l’évêque d’Assise














Cette fresque évoque deux apparitions de François, survenues aussitôt après sa mort : À gauche, l'apparition à frère Augustin : ce frère était lui-même mourant ; il avait déjà perdu la parole, quand, à la stupeur de ceux qui l'entouraient, il s'écria soudain : « Attends-moi, père, attends moi ! j'arrive, je viens avec toi ». Abasourdis, les frères lui demandent à qui il parle ainsi. Et lui de répondre : « Eh ! Ne voyez-vous pas notre père François qui part au ciel ? » [2 C 218 ; LM 14/6] À droite du tableau, l'évêque d'Assise à qui François est apparu dans son sommeil pour lui annoncer sa mort. Le prélat était alors en pèlerinage. De retour à Assise, il s'informa et acquit la certitude
que François avait tenu à lui annoncer lui-même la nouvelle de son entrée au ciel. [2 C 220 ; LM 14/6]














22. La vérification des stigmates











jusqu'à sa mort, François avait toujours eu soin de tenir cachées les marques de la Passion qu'il avait reçues dans son corps, sur l'Alverne. Seuls quelques intimes, comme frère Léon, avaient pu les voir. Maintenant qu'il avait quitté ce monde, tous pouvaient constater  les blessures de la Passion dans ses mains, ses pieds et son côté. Il
offrait ainsi une image impressionnante du Christ crucifié et  comme une préfiguration de sa Résurrection.
Aussi, beaucoup de frères et d'habitants d'Assise accoururent et purent contempler les stigmates de Jésus-Christ que François portait dans son corps. [LM 15/4 ; 1 C 113-114]














23. Les lamentations des clarisses












Le lendemain de la mort de François, son corps fut transporté de la Portioncule à Assise. Le peuple et le clergé lui firent un cortège d'honneur, au milieu des chants et des sonneries de trompettes. Les gens portaient des palmes d'olivier. On fit halte à la petite église Saint-Damien. Là on ouvrit le cercueil. Et dame Claire et ses soeurs purent voir une dernière fois le visage de François. Nous voyons sur cette fresque les soeurs se pencher sur celui qui
fut leur père, couvrir de baisers ses mains transpercées ; elles étaient partagées entre la tristesse et la joie : « Qui nous guidera maintenant? », gémissaient-elles. [LM 15/5 ; 1 C 116-117]













24. La canonisation












Cette fresque évoque la canonisation de François, à Assise, le 16 juillet 1228, deux ans après sa mort.
Après avoir fait un vibrant panégyrique du saint, le pape Grégoire IX, entouré de cardinaux et d'évêques, et devant une foule nombreuse, proclama l'acte de canonisation : « Pour la louange et la gloire de Dieu tout puissant, Père, Fils et Saint-Esprit, de la glorieuse Vierge Marie, des bienheureux apôtres Pierre et Paul ( ... ) et sur avis favorable de nos frères les cardinaux et des autres prélats, nous décrétons l'inscription du bienheureux père François
au catalogue des saints et la célébration de sa fête au jour anniversaire de sa mort ... » à ces mots, une immense clameur de joie monta de la foule. [1 C 126]














25. L’apparition à Grégoire IX












Cette fresque évoque le songe de Grégoire IX. Le pape doutait un peu de la plaie du côté de saint François, comme il le raconta lui même. Or, une nuit, François lui apparut et, levant le bras droit, lui fit voir la plaie de son côté. Puis, il demanda une fiole. Le pape la lui fit apporter. Mise sous la plaie, elle se remplit de sang, mêlé
d'eau. A partir de ce moment, le pape ne douta plus et attesta la vérité des stigmates. [cf. Cinquième considération sur les stigmates]



                                                                                         











26. La guérison du blessé de Lérida













Un homme, appelé jean, de la ville de Lérida en Catalogne (Espagne), avait été frappé mortellement à coups d'épée par un inconnu. Ses blessures se gangrenèrent, au point que les médecins s'avouèrent impuissants à le guérir. Mais jean avait une grande confiance en saint François. Dans ses souffrances, il répétait, en gémissant, le nom du Petit Pauvre. Or voici qu'un homme, vêtu en Frère mineur, se présenta à lui, en lui disant : « Dieu te sauve parce que tu as eu confiance en moi ». - Qui êtes-vous ? demanda jean. -je suis François, répondit le visiteur qui, s'approchant de lui, lui ôta les bandages et toucha ses blessures. Jean sentit la douceur de ses mains. À leur contact, les plaies se cicatrisaient. Il était guéri! Au grand étonnement de ses proches et des médecins. [LM, 1,5, appendice « Miracles »].














27. Le miracle de la femme ressuscitée












Une dame d'origine noble, plus noble encore par ses vertus, avait une grande dévotion à saint François. Elle tomba malade et mourut. La nuit qui suivit son trépas, le clergé et nombre de personnes se tenaient en prière autour de la défunte, quand soudain la dame se dressa sur son lit et interpella l'un des prêtres : « je veux me confesser, Père, dit-elle, écoute l'aveu de ma faute. je suis morte, mais saint François a prié pour moi et il me fut
permis de rentrer dans mon corps pour pouvoir confesser la faute que je n'ai pas avouée. » Elle se confessa, reçut l'absolution, puis se recoucha tranquillement et s'endormit heureuse dans le Seigneur. [3 C 40]














28. La libération de Pierre d’Assise













Un certain Pierre, faussement accusé d'hérésie, avait été incarcéré et confié à la garde de l'évêque de Tivoli. Il parvint à s'évader. Repris, il fut mis sous une étroite surveillance. Désormais plus d'espoir de libération. Mais cet homme innocent avait une grande confiance en saint François. Le jour de la vigile de sa fête, il le supplia d'avoir pitié de lui. Le lendemain, vers midi, François vint vers lui et lui ordonna de se lever : ses chaînes étaient rompues et ses entraves aux pieds brisées. Averti de ce qui se passait, l'évêque se rendit en personne à la prison et dut reconnaître l'évidente manifestation de la puissance divine. [3 C 93]

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  • : Pour mener une vie fraternelle et évangélique à la manière de François d'Assise, des hommes, des femmes, des foyers se rencontrent et constituent la Fraternité Franciscaine. Ceux qui veulent en faire partie, se retrouvent et construisent, jour après jour, une communauté évangélique. Ce blog est consacré à la région PACA
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