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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 16:54

Compte rendu de la rencontre annuelle des GVE à Paris (église Saint Leu Saint Gilles)

 La réunion nationale des GVE s’est déroulée à Paris les 1er et 2 décembre 2007. Le thème de la conférence, l’Église, appelait les questions autour des relations entre les Groupements de Vie Évangélique et la communauté ecclésiale (notamment paroissiale).
 Ce compte-rendu rapporte l’essentiel des préoccupations de l’assemblée sans pour autant refléter le dialogue entre les participants et le conférencier.

Charismes des GVE et communion ecclésiale
 La question principale qui se pose est la relation des GVE avec leur Église locale, et essentiellement la reconnaissance dans les paroisses, à la fois par les autorités ecclésiales et les paroissiens.
 Les GVE appartenant à des familles spirituelles échappent à la paroisse. Il en résulte des difficultés avec les curés responsables de toute leur paroisse. Les GVE se heurtent à la méfiance qu’entraîne l’ambiguïté de leur dénomination. Les paroissiens comprennent mal le besoin d’aller plus loin dans la recherche spirituelle et de se tourner vers d’autres sources.
 Avoir le droit de vivre sa propre spiritualité, mais également donner à la paroisse ce que l’on est et mettre le charisme dans les activités paroissiales.
 La difficulté réside dans la manière de se faire connaître. C’est un enjeu et un véritable défi de trouver les lieux pour vivre la communion dans notre Église tout en restant nous-mêmes. Agir avec humilité.

Reconnaissance, intégration, communion
 La paroisse n’a pas forcément à tout intégrer, mais se doit de savoir ce que vivent ses paroissiens. L’intégration ce n’est pas être noyé dans un grand tout. Nos richesses et celles de la paroisse doivent être conjointes sans être fusionnelles. La communion permet à chacun d’être soi-même, d’être reconnu. Plus il y a la mondialisation, plus le désir d’être reconnu dans son identité est là.
 En tant que groupement nous ne revendiquons pas une sorte de reconnaissance de type politique ou syndicale (ambiguïté du nom GVE), ce n’est pas une levée de drapeau. Mais dans l’Église, nous devons dire ce que nous faisons et ce que nous sommes. Même au sein de nos Fraternités nous nous ignorons, il nous faut oser parler de nos activités ; ce qui semble plus difficile au niveau de la paroisse à cause du nombre. Il faut se présenter, présenter nos activités, partager nos expériences de Fraternité, oser vivre ensemble.
 Se connaître fait disparaître les suspicions. Pour se faire connaître nous devons utiliser aussi les médias, Internet, radios et journaux paroissiens et diocésains. Paroisses et diocèses représentent une ouverture aux autres.
 Il y a articulation entre la parole et le lieu, car si nous n’avons parfois pas de vis-à-vis, nous ne sommes pas non plus d’ailleurs. Nous n’existons que parce que l’Église nous a reconnu comme lieu et chemin laïc de perfectionnement. Ce n’est pas de nous-mêmes que nous existons mais parce que l’Église a reconnu et indiqué nos lieux de Fraternité comme des lieux de spiritualité.

Paroisse et diocèse
 Il existe un décalage avec les paroisses qui deviennent trop intellectuelles et moralisantes, et dans ce cas, on se tourne vers le diocèse plutôt que vers la paroisse. L’Église ne se réduit pas à la paroisse. En effet, la paroisse c’est l’Église qui vit au milieu des maisons de ses fils et de ses filles. Elle doit être ouverte à d’autres types de présences que sont les mouvements d’Église et offrir de multiples foyers de spiritualité. Ces mouvements ont pour mission de transformer la paroisse de l’intérieur, d’illuminer le cœur des paroissiens et de donner à une paroisse sa couleur.
 Notre mission nous la vivons d’abord dans nos Fraternités ce qui nous expose au risque de ne pouvoir nous intégrer au niveau des paroisses. D’autant plus que nous sommes diocésains, nos liens avec la paroisse sont lâches. Nous avons cependant à défendre notre présence paroissiale. Nous sommes au seuil, ce qui devrait nous rendre plus attentifs aux personnes qui sont dans ce cas, et aux limites du seuil.
 Les chrétiens engagés participent au rayonnement des paroisses par leurs charismes, leurs lieux de ressourcement. Ils sont appelés non seulement à être des témoins et des reflets de leurs familles spirituelles dans les paroisses, mais aussi à se laisser interpeller et transformer par la vie paroissiale. Nous devons nous demander ce que notre présence dans la paroisse a changé pour elle, mais aussi pour notre famille spirituelle.
 Il faut beaucoup de temps pour entrer et vivre en communion, et de l’humilité pour se faire accepter. Sans humilité, il peut se créer un climat de méfiance.
 En conclusion le conférencier nous rappelle que nous sommes-là pour révéler le Christ Vivant chacun à notre manière. Nous sommes porteurs d’une espérance et nous avons à nous aider les uns les autres sur ce chemin d’espérance.
 La matinée s’achève par l’Eucharistie avec les paroissiens (Premier dimanche de l’Avent). La paroisse Saint-Leu-Saint Gilles, située dans le quartier de Châtelet les Halles, a pour activité essentielle l’accueil de personnes en difficulté. Elle recevait la visite pastorale annuelle du vicaire.
« Le semeur est sorti pour semer.
Il a pris le chemin de nos cœurs
Rien n’arrêtera son geste,
La moisson de l’amour
 Nous attend chaque jour »

Responsables nationaux et délégués
 Que désirons-nous des GVE ? Pour nous qu’est-ce que les GVE ? Qu’attendons-nous ?
 Dans nos paroisses, nous avons à rassembler les énergies et les charismes. (Sens large du mot ‘laïc’)
 La rencontre inter-famille annuelle est organisée par une famille qui se présente. Généralement sur la centaine de présents, la famille organisatrice représente la moitié des effectifs.
 Les responsables nationaux de quatre Fraternités étaient présents : La Fraternité Séculière Franciscaine, la Fraternité Sainte Angèle de Mérici, Les Oblats Bénédictins, La Fraternité Mariste. Étaient également représentées d’autres Fraternités par leurs délégués, et les référents dont la vocation est de s’occuper des laïcs de leur famille spirituelle.
 Le représentant des Fraternités Séculières Franciscaines souligne la question de la visibilité et des relations avec les paroisses. Nous avons une plateforme commune, l’approfondissement de  l’Évangile, l’attachement au Christ, le besoin d’approfondir quelque chose que nous ne trouvons pas dans nos paroisses. Les rassemblements tels que celui que nous vivons pourraient servir à fédérer nos difficultés. Pouvoir attirer, interpeller les personnes et dans cette démarche informationnelle utiliser l’outil Internet.
 La Fraternité Sainte Angèle de Mérici « dernière-née des GVE », a présenté brièvement sa naissance et son charisme. Sainte Angèle de Merici a créé le premier Institut séculier au XVIe siècle. Son objectif, libérer la femme qui était soit cloîtrée, soit mariée, reste le point d’ancrage essentiel de la Fraternité qui existe depuis vingt ans.
 Pour les Oblats de Saint Benoît, il ne faut pas chercher à transformer les paroisses en monastère, ni à révolutionner les monastères.
 Les Fraternités maristes, une centaine, présentes à Lyon, à Toulon et en région parisienne, soulignent le caractère vieillissant mais actif de leurs membres. Une lettre deux fois par ans sert de lien entre tous les laïcs de la famille spirituelle, Fraternités, Mouvements, petits Groupes.
 La Fraternité de la Taste voit les GVE comme un outil pour l’aide et la promotion des familles spirituelles. Les rencontres ensemble aident à ne pas idolâtrer notre charisme.

Assistants spirituels
 
Le référent marianiste note la particularité de cette Fraternité, la branche laïque est née la première, suivie de l’Institut Séculier et enfin des religieuses dont la vocation est d’encadrer les laïcs de la famille. Cette Fraternité attend des GVE d’être informée de ce que font les autres familles, et de faire comprendre aux Fraternités laïques l’accompagnement spirituel par un laïc.
 Pour un aumônier diocésain, l’absence de reconnaissance n’étonne pas car les GVE sont prophétiques. L’Église ne peut pas vivre tous les aspects de la vie spirituelle. Elle célèbre et envoie, mais oublie spontanément la notion de sanctification qui fait peur. Les GVE portent cette dimension. (Lumen Gentium)
 Les états de vie dans l’Église selon l’Exhortation Apostolique Post-Synodale Vita Consecrata de Jean-Paul II :
« Les différents états de vie, dans lesquels selon la volonté du Seigneur Jésus, s’articule la vie ecclésiale, présentent des rapports mutuels, (…) tous les fidèles ont en commun la même dignité ; tous sont appelés à la sainteté, (…) chacun selon sa vocation et selon les dons reçus de l’Esprit (…) Mais la  pluralité est aussi l’œuvre de l’Esprit (…)  Les vocations à la vie laïque, au ministère ordonné et à la vie consacrée peuvent être considérés comme paradigmatiques, du moment que toutes les vocations particulières, d’une manière ou d’une autre, les rappellent ou s’y rattachent, prises séparément ou conjointement, selon la richesse du don de Dieu. » Vita Consecrata 18
 Notre vocation est de la même veine que l’état de vie consacrée.
 Nous sommes membres du Conseil pour les Mouvements de laïcs à côté d’un laïc de sensibilité charismatique et d’un laïc baptisé (sans appartenance particulière). Nous sommes membres de droit du Secrétariat pour les Mouvements de laïcs. Ce sont deux lieux de reconnaissance que nous offre l’Église. Il y a quatre-vingts groupes de laïcs en France. Nos assemblées sont le lieu de rencontre d’un double aspect de notre vocation, ‘Vie en Église’ et ‘Vie d’Église’.

Le Comité National
 Les priorités du Comité sont : le site Internet ; la diffusion des informations à des comités diocésains, aux responsables nationaux  via les délégués au Comité national; le livret GVE en cours utilisable par les familles. Les plaquettes des familles spirituelles sont indispensables pour préparer la plaquette GVE. L’information seule ne suffit pas il faut que nos charismes soient visibles. Le bureau se réunit quatre fois par an.

Assistant spirituel national
 Après six ans au Comité National, notre frère OFM José Kholler désire se retirer dans un avenir proche. Trouver un remplaçant est difficile du fait du manque de ministres ordonnés, et de reconnaissance des mouvements laïcs à la fois dans l’Église et dans les familles spirituelles elles-mêmes. En regard de cela, il faut sensibiliser les familles religieuses au soin à apporter aux laïcs. L’assistant spirituel doit trouver sa place faite de discrétion et de présence, d’écoute et de service, du souci de la communion ; veiller à la fidélité au charisme de nos familles spirituelles, qui doivent devenir des sacrements de la fraternité. S’il n’y a pas de témoins de la fraternité, il manque quelque chose à l’Église. Les GVE représentent un outil dont l’utilité est au niveau de l’emploi que l’on en fait. Nous sommes appelés à exercer la responsabilité, chacun à sa place, à accepter de prendre des responsabilités  et à faire fonctionner l’outil.
 
 La prochaine assemblée générale se tiendra à Nîmes les 22-23 Novembre 2008. La Fraternité Sainte Angèle Mirici (Ursulines), treizième Fraternité des GVE, organisera la rencontre.
 

 

 
 
 

 

 

 

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